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Le fond de l’âme effraie

Guy Langlois (Fayard) Prix du Quai des Orfèvres 2001

vendredi 20 avril 2001


C’est peut-être un dimanche, ou un méchant soir de blues en pleine semaine laborieuse. Envie de ne surtout pas se prendre la tête. De se vautrer dans un fauteuil en matant un film d’action décérébrant, ou une de ces séries policières dont nos chaînes raffolent. Ou encore de se plonger dans un polar pour rien. Tiens : Le fond de l’âme effraie par exemple. Prix du Quai des Orfèvres 2001. Pas très exigeants, les membres de ce jury présidé par le Directeur de la police judiciaire. Le fond de l’âme de Guy Langlois n’est probablement pas bien noir. Ni bien méchant. En guise de tourments effrayants, son roman n’offre pas grand-chose : un flic plutôt bonne pâte, des notables de province véreux mais petits joueurs, une serial killeuse somme toute gentillette. Le tout, heureusement sans prétention, se lit distraitement. Problème majeur : dès l’apparition masquée de notre tueuse, on sait. Ce ne peut être qu’elle. Du coup, on se coltine 300 pages de fausses pistes vaines, pour confirmer enfin nos soupçons dans les dix dernières. Allez : la prochaine fois, on se regardera plutôt Julie Lescaut. Pareil.