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BURNETT William Riley (1899-1982)

lundi 17 septembre 2001

Polars, westerns, nouvelles, pièces de théâtre, scénarios, Burnett touche à tous les styles. L’écriture dans le sang. S’il est publié sur le tard, à 30 ans, ce n’est pas faute de noircir depuis sa plus tendre enfance des pages et des pages. Devenir écrivain, c’est l’ambition de toujours de William Riley Burnett, né le 25 octobre 1899 à Springfield, dans l’Ohio. Après des études secondaires à Colombus, un diplôme de l’Institut militaire de Germantown et des cours de journalisme, le jeune Burnett finit par se faire embaucher à l’Office des statistiques industrielles de l’Ohio. Coucher des chiffres sur le papier ne le passionne guère. Burnett préfère plonger tous les soirs dans les livres qu’il dévore, et surtout écrire : une dizaine de romans, des pièces de théâtre, des caisses de nouvelles. Sans jamais parvenir à publier.
Il prend son destin en main en 1928. Il déménage à Chicago. Un choc. Ce monde de bruit et de fureur l’inspire cependant. En 1929 sort Le Petit César, qui conte l’ascension et la chute du gangster Caesar Bandello. Best-seller immédiat, le livre est adapté au cinéma deux ans plus tard par Mervyn Le Roy, avec Edward G. Robinson dans le rôle titre. Burnett poursuit dans son élan avec un roman de boxe et un western qui seront également transposés à l’écran (Iron Man et Saint Johnson). Il écrit d’un jet, quitte à revoir ensuite ses copies pendant des mois. A partir de 1931, il partage son temps entre le roman et l’écriture de scénarios. Dans la première catégorie, deux chefs-d’oeuvre assurent sa réputation : Dark Hazard en 1933 et High Sierra en 1940. Puis en 1949 démarre avec Quand la ville dort (Asphalt Jungle) une trilogie sur la corruption urbaine qui lui vaut une reconnaissance internationale. Côté Hollywood, Burnett participe notamment aux scénarios de Scarface de Howard Hawks (1932), Tueurs à gages de Franck Tutlle (1942), Les Trois sergents (1961) et La Grande évasion (1963) de John Sturges, ce dernier lui valant l’Oscar du meilleur scénario.
Burnett achève son oeuvre littéraire qui compte 35 romans (dont 26 seront adaptés au cinéma) en 1981 avec Goodbye Chicago dans lequel il revient dans ce Chicago des années 1930 qui fit sa gloire. Il meurt le 25 avril 1982 à Santa Monica (Californie).

Ses principaux ouvrages sont : Le Petit César, Dark Hazard, High Sierra, Quand la ville dort, Rien dans les manches, Donnant donnant, Goodbye Chicago.