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CORNWELL Patricia

mercredi 10 avril 2002


Et une "reine du crime" de plus, une ! Depuis quelques années, Patricia Cornwell fait partie des valeurs sûres de l’édition policière, question business s’entend, écrivain best-sellerisée dans une trentaine de pays. Belle revanche sur une enfance difficile.
Patricia Daniels est née le 9 juin 1956 à Miami (Floride). Son père est avocat, sa mère secrétaire. Elle a cinq ans quand son père quitte le foyer. Deux ans plus tard, sa mère embarque ses trois enfants pour déménager à Montreat, une petite ville de Caroline du Nord. De santé plutôt fragile, sa mère préfère confier l’éducation de ses enfants au célèbre prêcheur Billy Graham. Sa femme, Ruth, devient la seconde maman de la petite Patricia.
La gamine se console en écrivant, déjà. Premier poème recensé par sa biographie officielle à 9 ans. Son autre passion, le tennis. Patricia fait ses études au King College de Bristol (Tennessee), puis au David College. Parallèlement, elle fait ses premiers pas dans le journalisme au Charlotte Observer, tout en donnant des cours de tennis.
En 1976, elle tombe éperduement amoureuse de Charles L. Cornwell, un professeur d’anglais qui affiche 17 ans de plus qu’elle. Trois ans plus tard, elle décroche son diplôme et convole en juste noce. En 1981, le couple déménage à Richmond (Virginie). L’écriture travaille toujours la dame, qui édite alors une biographie de Ruth Graham.
Le tournant de sa vie intervient en 1984, où elle se fait embaucher comme informaticienne à l’institut médico-légal de Richmond, dirigé par le docteur Marcella Fierro. Sa fréquentation lui inspire le personnage de Kay Scarpetta, son héroïne légiste appellée à un bel avenir. Après un divorce en 1988, Cornwell essuie de multiples refus des éditeurs avant de publier enfin Post-Mortem (1990). Succès immédiat et prix en cascade pour cette première aventure de Kay Scarpetta. Depuis, Patricia Cornwell rentabilise son affaire. Elle dirige aujourd’hui Cornwell Entreprises Inc., avec une dizaine de salariés chargés de gérer sa carrière. En août 2000, elle parvient à vendre les droits d’adaptation de ses livres à Sony Pictures, pour une avance de 5 millions de dollars. Un contrat exceptionnel, ce genre de "deal" concernant d’habitude un roman plutôt qu’un ensemble de titres. Mais depuis quelques années, le succès de la business-women est inversement proportionnel à la qualité de ses romans. Cornwell, qui partage désormais son temps entre Richmond et New-York, se contente de routiner avec des intrigues mal fagotées, mécaniques et sans surprises. Ces romans La Ville des frelons et La Griffe du Sud, qui mettent cette fois en scène des femmes flics ne remontent guère le niveau.

Ses principaux ouvrages sont : Post-Mortem, Mémoires mortes, Et il ne restera que poussière, Un mort sans nom, Baton Rouge.