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JAPP Andréa H.

samedi 7 septembre 2002


C’est un peu la faute à papa. Ingénieur-informaticien et croqueur fou de polars et de science-fiction. La fille devait retenir la leçon. Scientifique et écrivain, de policier forcément. Dans l’ordre.
Avant d’arriver à prendre la plume, Lionnelle Nugon-Baudon, née à Paris le 17 septembre 1957, se consacre à ses études. Enfin presque. Le CV est effectivement long comme le bras : maîtrise en biochimie, en génétique, doctorat en biochimie, diplôme de toxicologie au fameux Massachusets Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis, diplôme de bactériologie de l’Institut Pasteur, n’en jetez plus. A 27 ans, elle intègre une équipe de l’Institut national de recherche agronomique (Inra). Et se multiplie : enseignement, publication d’ouvrages de vulgarisation sur la mal-bouffe, expertises pour la Nasa ou le Cnes.
Très bien tout cela, mais reste une frustration. Depuis toute gamine -elle apprend à lire dès ses trois ans - elle dévore aussi les livres, ceux qu’aiment papa, laissant très vite la mère et la fille unique se débrouiller seules. Lionelle réagit par une boulimie de lecture, se goinfrant de Série Noire et de fantastique principalement. Alors du coup, quand son parcours professionnel n’ouvre pas assez de voies à explorer, c’est sur le chemin du policier qu’elle décide de tenter une aventure parallèle. Andréa H. Japp apparaît sur le devant de la scène en 1990. En frappant fort. Elle décroche d’emblée le Prix du roman policier du festival du film policier de Cognac pour La Bostonienne. Le décor est posé. La plupart de ses romans se dérouleront aux Etats-Unis. Elle les concocte avec la même précision maniaque qu’elle accorde à son autre travail. Sans pour autant mélanger les deux. La dame n’aime guère qu’on la compare à Patricia Cornwell qui décline ses connaissances médico-légales à longueur de romans. Non. Lionelle Nugon-Baudon n’est Japp que les fins de semaine et les vacances dans sa maison près de Chartres. Suffisant cependant pour une production déjà importante. La Femelle de l’espèce lance véritablement sa deuxième carrière en 1996. La même année, elle débute une série avec les personnage de Gloria Parker-Simmons, mathématicienne qui aide le FBI, et de James Irwin Cagney, responsable d’une unité de profilage au même FBI. Fort de ses succès, Andréa H. Japp dirige aussi à partir de 1999 une collection aux Editions du Masque. En 2001, elle passe chez Flammarion pour s’occuper de la nouvelle collection grand format Flammarion-Noir, ouverte par son roman Le Ventre des lucioles. Bref, la dame, dont les réussites littéraires sont variables n’en devient pas moins une des incontournables du polar tricolore actuel.

Ses principaux ouvrages sont : La Bostonienne, La Femelle de l’espèce, La Parabole du tueur, Le Sacrifice du papillon, Le Silence des survivants, Le Ventre des lucioles.