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MCBAIN Ed

dimanche 22 septembre 2002


Plus de 120 romans en un demi-siècle, qui dit mieux ? Bossant du lundi au vendredi de 10 h du matin à 6 h du soir, Ed McBain est un stakhanoviste de l’écriture. A ce rythme, certain s’épuise, et très vite. Pas notre homme. Sans doute parce qu’un beau matin de 1955, il est tombé sur une sacré bonne idée. Mais n’anticipons pas.
Revenons au 15 octobre 1926, date de naissance de Salvatore Lombino à New York. Notre gars fait des études d’art, puis devance l’appel pour entrer à l’US Navy pendant deux ans. Démobilisé, il reprend ses études, obtient une licence au Hunter College, et enseigne quelques mois en 1950. Une mauvaise expérience, qu’il devait utiliser pour lancer sa carrière littéraire en 1954 en publiant Graîne de violence. En attendant, Salvatore change de nom, et devient sur son passeport Evan Hunter en 1952. Il travaille alors comme lecteur de la prestigieuse maison d’édition Scott-Meredith, et sort déjà quelques nouvelles dans les pulps. Il passe à la vitesse supérieure avec trois romans la même année : un de science fiction, et deux polars. Il quitte alors son job pour se consacrer à l’écriture. Il utilise divers pseudos (Richard Martsen, Hunt Collins, etc.) mais décroche la timbale sous son nom avec Graîne de violence adapté en 1955 au cinéma par Richard Brooks. Un bon départ. D’autant que la même année, la maison d’édition Permabooks, qui cherche à dénicher un successeur au Perry Mason en fin de course de son auteur Earl Stanley Gardner, lui demande de réfléchir à une nouvelle série. Coup de génie : Hunter pense à conter les aventures de plusieurs flics travaillant dans le même commissariat. En 1956 commence ainsi la saga du 87eme district avec trois romans - Du Balai, Le Sonneur et Le Fourgue - signé sous le pseudo d’Ed McBain. Bingo ! Plus de cinquante titres suivront, et on retrouve au fil du temps avec toujours le même plaisir les Steve Carella, Meyer Meyer, Cotton Hawes et autre Hal Willis. De ces poulets, on apprend les méthodes, les états d’âme, la vie privée, la difficulté de bosser à Isola, leur ville imaginaire calquée sur New-York et personnage central de l’oeuvre de McBain. Avec son sens des dialogues, son humour et les mille variations possibles à partir de cet univers, McBain rafle le plus souvent la mise et parvient à se renouveler. La célèbre série télévisée Hill Street Blues est en grande partie inspiré du 87eme district. A partir de 1977, Hunter invente un autre personnage, l’avocat de Floride Matthew Hope, pour une série qui compte plus de 10 titres.
Ed Mcbain est mort le 6 juillet 2005 dans sa maison du Connecticut des suites d’un cancer du larynx.

Ses principaux ouvrages sont :Soupe au poulet, Dix plus un, Le Sourdingue, Isola Blues, Lightning, La Rousse, Le dément à lunettes, Huit chevaux noirs, Downtown.