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L’instinct de la meute

Doug Allyn (Editions Télémaque)

jeudi 4 septembre 2008


Voilà un aimable thriller, sans grands effets de manche, sans grande originalité, sans indignes faiblesses. Une bonne besogne en somme. Qui repose surtout parce que Doug Allyn évite l’hyperméchant serial-killer aussi bien que l’incroyable complot autour d’un manuscrit retrouvé, deux champs que les auteurs d’aujourd’hui labourent avec une pathétique constance. Non, chez Doug Allyn, la vérité, même si le clin d’œil est appuyé du côté de celle qui « est ailleurs », reste plutôt terre à terre, dans la bonne tradition d’une fiction ricaine très années 1970. L’action certes traînasse un peu, l’idylle forcément torride entre le héros vétérinaire et sa voisine arrache quelques baillements, on reste parfois confondu devant la naïveté de certains procédés pour pousser le lecteur à tourner les pages, mais on pardonne tout de même à Allyn grâce à quelques personnages bien troussés et suffisamment attachants pour nous amener au bout de l’histoire. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà pas mal. Et cela nous offre aussi l’occasion de féliciter les éditions Télémaque pour la réédition dans cette collection Entailles de Méchant garçon, de Jack Vance, pur chef d’œuvre à redécouvrir d’urgence.