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Le Dernier Testament

Philip Le Roy (Au Diable Vauvert)

vendredi 17 février 2006


Le Grand Prix de littérature policière, catégorie français, vient de couronner un thriller. C’est plutôt rare et on se dit que bien. L’objet, paru en février 2005, pèse 700 pages et affiche un titre à faire fuir : Le Dernier Testament. Mais pas de panique. Vous pouvez tirer définitivement la chasse sur le Da Vinci Code. Nous sommes là à niveau supérieur. Bien au-dessus également d’un besogneux Maxime Chattam. Difficile pourtant de se pâmer vraiment aux aventures du profiler en marge du FBI Nathan Love cherchant à résoudre un quadruple meurtre perpétré par des forces mystérieuses dans un laboratoire en Alaska où l’on trifouille un tantinet dans la réanimation post-mortem. Beaucoup de grands méchants vicieux, beaucoup de meurtres affreux, beaucoup de rebondissements épuisants, beaucoup de bla-bla mystico-zen, beaucoup trop de tout en fait. On marche un temps, et puis on se fatigue, on trébuche sur les invraisemblances, on se dit que vivement la fin, que resserré sur 450 pages, peut-être, ce Testament pouvait convaincre, mais qu’en l’état, il interroge vivement. Ni indigne, ni totalement mauvais, répétons-le, mais tout de même : Grand Prix de littérature policière ?