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Divan piégé

de Robert Brown Parker (Editions du Masque)

jeudi 21 octobre 2004


On ne peut pas accuser Robert B. Parker de tromperie sur la marchandise. Divan piégé, tout est dans le titre. L’histoire tient donc sur un timbre poste. Une privée enquête sur un psy qui abuse de ses patientes. La charmante va démasquer le vilain. Voilà. N’allez pas accuser Parker de je m’en foutisme, car il assure lui-même que les intrigues le barbent. On peut lire son credo dans le Dictionnaire des littératures policières de Claude Mesplède : « Je ne suis pas tellement intéressé par le roman policier. Mais je m’attache au personnage et aux comportements humains ». Dont acte. Si vous souhaitez vous intéresser à sa privée Sunny Randall, fille de papa flic, tentant vainement de se détacher de son ex-mari, au prise avec quelques gentils démons qui tarabustent son for intérieur, vous pouvez donc vous allonger sur ce Divan, tout sauf piégé, et plutôt molletonné par d’excellents dialogues, une des marques de fabrique du gars Parker. Bref, de quoi passer à demi somnolent un bon petit moment sans conséquence.